Bassin versant de la Charente

Publié le 05/10/2020

Située au nord-ouest du bassin Adour-Garonne, la Charente échappe à l’attirance de la Garonne pour former un bassin bien individualisé, à la limite des deux grands systèmes hydrographiques de la Garonne et de la Loire.

Géographie du territoire et spécificités

La frange côtière du bassin est plus peuplée (80 à 100 hab/km2) que l’intérieur, plus rural (40 à 60 hab/km2). Les principales agglomérations sont situées le long de la Charente elle-même (Angoulême, Rochefort, Saintes et Cognac). Le vignoble charentais occupe 17 % de la surface du bassin et se trouve localisé dans la partie médiane de celui-ci. Le littoral est renommé pour ses ressources conchylicoles, tandis que les activités agricoles (polycultures & céréales, élevage bovin pour la viande, activités laitières) sont nombreuses et variées dans l’arrière-pays.
Dans ce bassin majoritairement calcaire, les principales ressources exploitées pour l’eau potable sont généralement très sensibles aux pollutions diffuses (ressources superficielles).

Les enjeux du bassin de la Charente

La préservation de l’eau

La quantité de ressource est autant essentielle que sa qualité. En période d’étiage, la gestion quantitative de l’eau doit viser le meilleur équilibre global afin de satisfaire les différents usages et les besoins des milieux aquatiques. Les sous-bassins déficitaires sont une priorité. Les actions visant à restaurer le bon fonctionnement hydromorphologique au niveau du cours d’eau et de son bassin-versant sont des solutions à moyen et long terme, améliorent son infiltration dans les sols et le sous-sol.
Dans le contexte géologique du bassin, la lutte contre la pollution par les nitrates et les produits phytosanitaires est un enjeu particulièrement important pour l’eau potable. La reconquête de la qualité des captages d’eau potable progresse grâce à la mise en œuvre de plans d’action territoriaux (contrats Re-Sources) sur 37 captages prioritaires.

 

La solidarité amont-aval

La solidarité de l’aval du bassin, plus peuplé et à l’économie attractive, vis-à-vis de l’amont du bassin, plus rural, doit être une ligne directrice pour tous les acteurs concernés.

 

Effets du changement climatique 

  • + 2 à 2,5°C
  • - 30% du débit des rivières
  • jusqu’à -15 % de précipitations efficaces
  • Vulnérabilité très forte pour la disponibilité des eaux de surface
  • Sécheresses sévères 7 à 8 années sur 10
  • Risque d’eutrophisation des eaux et de dégradations des milieux aquatiques
  • Érosion côtière : recul de 60 à 90 m.

Les faibles débits des cours d'eau en période d’étiage vont s’accentuer. La prise en compte du réchauffement climatique est essentielle, afin de préserver l’alimentation en eau potable, les milieux et les activités dont celles liées aux ressources conchylicoles et halieutiques.

Le bassin de la Charente en chiffres

  • Bon état des cours d’eau en 2019 : 22 %
  • Superficie : 10 000 km²
  • Population : 650 000 habitants (2019)
  • Densité : 65 hab/km²
  • Principales villes : Angoulême, Rochefort, Saintes et Cognac
  • Pourcentage des départements couverts par le bassin : Charente 76 %, Charente-Maritime 51 %, Dordogne 4 %, Deux-Sèvres 13 %, Vienne 4 %, Haute-Vienne 5 %
  • Principaux cours d’eau : la Charente, la Tardoire, la Touvre, la Seugne et la Boutonne.
  • Nombre de masses d’eau du bassin Charente : 192

 

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