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La préservation de l'eau potable

Publié le 29/10/2020

Depuis plus de 30 ans, l’agence de l’eau Adour-Garonne contribue à la préservation et à la restauration des eaux destinées à l’eau potable, pour une eau au robinet conforme aux normes sanitaires.

Les normes de qualité pour l’eau potable

Les normes prévues visent à ce que cette eau ne porte pas atteinte à la santé de celui qui la consomme. Les paramètres suivis sont microbiologiques, chimiques, et il est même prévu des indicateurs de radioactivité.
Cette eau est juridiquement très réglementée ; la directive européenne a été transposée dans le code de la santé publique (article L 1321).

L'eau potable dans le bassin Adour-Garonne

Depuis les années 2000, l’agence de l’eau Adour-Garonne, en partenariat avec l’Agence régionale de Santé (ARS), réalise périodiquement une étude sur la qualité de l’eau potable distribuée au robinet de
l’usager.
L’analyse de la vulnérabilité de la qualité de l’eau sur 13 paramètres principaux (notamment bactériologie, turbidité, arsenic, nitrates, phytosanitaires…) permet d’identifier les facteurs de dégradation de l’eau distribuée sur le bassin Adour-Garonne.
La dernière étude (2014) identifie 2 102 unités de distribution à fiabiliser, sur lesquelles des problèmes de nonconformité de l’eau distribuée ont été soulevés. Elles représentent 50 % des unités de distribution du bassin et 25 % de la population desservie.
Tant au niveau organisationnel que technique, les problèmes, principalement bactériologiques, se situent au niveau des petites collectivités desservant moins de 500 habitants. La mutualisation des moyens (techniques, financiers) et des compétences reste l’un des points fondamentaux pour permettre aux petites communes de sécuriser de façon pérenne et à un coût acceptable leurs systèmes d’alimentation aujourd’hui trop fragiles.

Protéger l’eau depuis la source plutôt que traiter

L'eau que nous utilisons est prélevée à proximité dans les milieux naturels, dans des ressources souterraines, des nappes ou bien en surface dans les cours d’eau ou les lacs.  Les ouvrages qui permettent ces prélèvements en milieu naturel sont des captages d’eau. 
Ces captages sont précieux et à protéger pour garantir à la source la qualité de l’eau que l’on boit chaque jour et préserver la ressource en eau de demain.
Pour limiter les risques de pollution de la ressource en eau, des démarches de protection sont initiées depuis plusieurs années sur les captages d’eau potable.
Les points de captages sont protégés de manière réglementaire forte puisque les périmètres de protection font l’objet d’une déclaration d’utilité publique. Ils sont auparavant définis selon des critères hydrogéologiques.
Les périmètres de protection permettent de protéger prioritairement les captages des pollutions ponctuelles et accidentelles. 

Eau potable

Le saviez-vous ?

Reconquérir la qualité des eaux destinées à l’eau potable, notamment en réduisant les pollutions diffuses, constitue une des trois priorités d’intervention de l’agence de l’eau Adour-Garonne. Près de 30 millions d’euros par an d’aides ont été consacrés à l’eau potable au cours du 10e programme d’interventions de l’agence (2013-2018).
La protection préventive doit précéder ou accompagner systématiquement toute démarche curative.

Protéger l'eau tout au long de son circuit

L’eau potable effectue tout un circuit (première partie du petit cycle de l’eau) avant d’arriver dans les foyers. Plusieurs étapes sont prévues pour s’assurer de sa qualité.

  • prélèvement : choix adapté des sources et captages, surveillance de ceux-ci ;
  • production : établissement d'une filière de traitement avec des procédés adaptés à la nature de l'eau et au volume concerné ;
  • distribution : l’eau traitée est distribuée aux usagers par l'intermédiaire d'un réseau géré au mieux par la collectivité pour éviter que la qualité de l'eau qui y circule ne se dégrade.

L’eau potable fait l’objet de nombreux contrôles sanitaires, du point de captage à la distribution, en passant par toutes les étapes de production.

Safe water summit

La préservation de l'eau potable : une priorité de santé publique

Ce colloque, organisé en novembre 2019 à Toulouse, à l’initiative du conseil scientifique du comité de bassin, sous le patronage des ministères de la Transition écologique et de la Santé, a réuni 700 participants (scientifiques, élus, industriels, gestionnaires de l’eau et associatifs). 
Il a permis d’aborder les risques sanitaires liés à l’eau de consommation. Les scientifiques sont venus éclairer le débat sur des notions complexes comme l’effet « cocktail » ou l’antibiorésistance. Ils ont également évoqué des pistes de solutions pour l’avenir en évoquant des traitements de résidus de médicaments ou des changements de pratiques à l’hôpital comme au sein de la sphère domestique. 
Les enjeux liés à l’eau, notamment à l’aune du réchauffement climatique, ont un lien notable avec la santé des populations. La pollution des rivières est au cœur des sujets avec la diminution des débits et la concentration des différentes molécules dans l’eau. La fabrication de l’eau potable deviendra plus complexe et plus couteuse si la ressource est plus chargée en micropolluants organiques (pesticides et métabolites, perturbateurs endocriniens, résidus
pharmaceutiques, etc.).
Ce colloque a aussi été l’occasion de rappeler que l’eau est le produit alimentaire le plus contrôlé.
La qualité sanitaire de l’eau de consommation humaine restera une priorité d’action pour tous les intervenants, mobilisant la connaissance et tous les moyens techniques nécessaires.

Retour sur le Safe Water Summit en images

Pour aller plus loin

Eau potable et normes sanitaires 

L’eau potable est le produit “alimentaire” le plus contrôlé. Une eau est dite potable quand elle satisfait à un certain nombre de caractéristiques la rendant propre à la consommation humaine.
Deux types de contrôles sont exercés :

  • un contrôle sanitaire, réalisé par l’agence régionale de santé (ARS) sur l'ensemble du système de distribution : points de captage, stations de traitement, réservoirs, réseaux de distribution, centres aquatiques (piscines, etc.), campings, restaurants ;
  • une autosurveillance permanente par les exploitants des services de distribution (régies municipales ou sociétés déléguées).

Safe Water Summit - 18 novembre 2019 - Partie 1

Safe Water Summit - 18 novembre 2019 - Partie 2

Safe Water Summit - 18 novembre 2019 - Partie 3

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