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La prospective sur le bassin

Publié le 06/01/2021

D’un côté, des orientations doivent être fixées aux politiques d’intervention de l’Agence pour plusieurs années. De l’autre, le contexte environnemental, économique et sociétal évolue constamment. Comment décider dans un contexte forcément incertain ? Une démarche prospective permet de se projeter dans l’avenir, pour mieux étayer le présent et construire le futur souhaité…

Anticiper les politiques de demain

Les changements globaux suscitent de nombreuses interrogations sur les actions prioritaires à mener. Comment décider au mieux en associant tous les acteurs concernés dans une gouvernance adaptée ?

L’impression de “chaos”, le risque de rupture poussent à formaliser des démarches prospectives, tant pour faire l’apprentissage de l’incertitude que pour construire des espaces de liberté utiles à l’autodétermination et à l’action : bâtir plutôt que subir !

Il s’agit d’anticiper la demande en eau et l’évolution des ressources disponibles, à moyen et long termes, les risques de rupture possibles et les stratégies d’adaptation.

Une démarche prospective

La prospective permet d’éclairer deux types de questionnements :

  • que peut-il advenir ?
  • que pouvons-nous faire ?

Face à l’incertitude, elle aide à se préparer au changement ainsi qu’à agir pour provoquer un changement souhaitable.

En lien avec les acteurs du bassin Adour-Garonne, la démarche vise à :

  • cerner les enjeux et incertitudes à moyen et long termes,
  • éclairer de façon objective les débats,
  • fournir des éléments et des outils d’aide à la décision, afin d’anticiper les adaptations nécessaires en matière de gestion.

Concernant les perspectives de changement climatique, le comité de bassin et l’agence de l’eau ont, dès 2014, mis à plat les connaissances scientifiques disponibles avec plusieurs études et publications sur L’eau en 2050.

Sur le bassin, les mises en application concrètes

Des diagnostics de territoire sont assez couramment menés pour aider aux décisions d’aménagement et de gestion de l’eau. Il importe qu’ils comportent à la fois un volet rétrospectif et un volet prospectif.

Cette démarche va volontairement au-delà de la prévision, en intégrant des ruptures et des discontinuités, subies ou voulues, telles que les effets de seuil ou l’irruption d’innovations.

Cette stratégie d’élaborer une vision aussi concrète que possible vise à mobiliser les gestionnaires et les acteurs locaux sur les différents territoires du bassin. Elle doit contribuer à progresser dans l’anticipation et la définition de politiques d’adaptation aux changements climatiques.

L'agence de l’eau a été, dès 2010, maître d’ouvrage d’une étude prospective Garonne 2050, sur les besoins et res¤¤sources¤¤ en eau à l’échelle du grand bassin.

Les grands bassins d’Adour-Garonne ont engagé ensuite leurs réflexions prospectives pour 2050 : Adour, Charente et Dordogne.